Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 23:29

youporn

 

 

 

Avant de vous perdre dans l'inévitable suite indigeste de mes formules bancales aux relents pornographiques, qu'il me soit permis de vous avouer l'absence réelle de but à cet écrit. Car tel est le cas. Et vous allez morfler mes mignons.

 

Cependant, si je devais trouver un ersatz de point de départ à cette pénible et prévisible logorrhée , je dirais que les évènements rares et irrégulièrement répartis dans le temps, où d'aucuns de mes semblables tentèrent ardemment de relancer ma plume souillée, au prix de compliments surjoués, m'ont inéluctablement poussé, de par ma finale considération au premier degré de ces derniers, aux incartades qui s'annoncent nombreuses dans cette nouvelle faute de goût littéraire..

Sachez que vos élans quasi spontanés de tendresse me poussent à être encore plus imbus de moi-même et à tendre asymptotiquement vers l'absence de talent. Vous êtes en train de créer un monstre. Depuis le début, les malades : c'est vous.

 

Bien. Quittons si vous le voulez bien toutes ces profondeurs superficielles pour mieux investir durablement les superficialités profondes. Et ses gorges. Tout un programme.

 

En vérité je vous le dis : toute cette intro n'a pour objectif que de décourager le lecteur lambda, l'être vil, l'égaré de Facebook, le lanceur de points cool. It's a kind of a filtre à merde. En quelque sorte, je vous passe au Brita, les copains. C'est mon avast dévastateur maison, mon tamis à amis, so cheap et so efficient. Trop peut-être. J'en veux pour preuve mes 0,3 visites quotidiennes. Oui, ce pluriel est hasardeux. Mais on peut prendre ça comme un effet de style, je ne suis plus un cycle 3 apprenti scripteur. Sachez tout de même, qu'en dépit de votre réussite au test expliqué ci-dessus, vous n'êtes pas dispensé de la boucler quand j'écris. Parce que d'une part, euh, quand même! Et pis... bon! 'tain!

 

Non mais quelque part, j'en n'ai plus rien à foutre de rien du tout : mon nom est Mahmoud, je fiste le monde à mi-épaule, je prends soin de mon corps et je n'ai pas besoin de faire de soirées BAO pour claquer un dress code. J'ajoute même que mes journées sont à base de well-dressed code. Certes, je ne tape pas encore chez Smalto et YSL, mais les faits sont là : être inaccessible devient à ma portée.

 

« Je suis jeune et ambitieux, parfois vicieux, faut que tu te dises que,
Je peux être le prince de la ville si je veux, où je veux. »

 

 

Oui, Rim-K du 113 a raison. Encore quelques centaines de LDD, de PEL et autres DAT à souscrire afin de faire exploser vos PNB et à moi le poste de DA. La nouvelle année approche et les objectifs de vente vont bientôt tomber. Il n'y aura pas de prisonniers. Mes pairs me feront vendre père et mère et à moi les paires de mères I'd like to fuck en bord de mer. Ha ha, toi aussi, joue avec les homophones de la langue phrancèse.

 

Je continue, voulez-vous?

 

M'est avis que ma vie dévie, non? M'enfin, que de chemin parcouru ces derniers mois! Défaite au stade de la route de l'Orient en début de championnat puis enchainement de victoires depuis celle du Lovedrome. J'aime cette dynamique. Et cette humide Annick. Ha ha plus dur, toi aussi tente d'enchainer avec des contrepèteries de noms de stades de foot et de prénoms d'esthéticiennes.

 

Quoi? Ce texte vous a semblé aussi décousu qu'un slip Athena après un cassoulet William Saurin? Aurais-je surestimé vos villosités intestinales? Mâchez la prochaine fois, ce sera moins indigeste. Et buvez mes paroles par petites gorgées, ça aide à faire passer. Ou crachez. Ou faites des cum swap et filmez-vous.

 

 

 

Par Hussard noir de la République
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 11:29

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  Depuis quelques jours, je suis d'humeur bénigne.

« Un peu tard, me souffle Giraudeau.

- C'est marrant ça Jeannot, moi aussi je peux avoir le sens de l'humour. Tu serais pas mort deux fois, toi? Comédien, va! Regarde Laurent Fignon : ça c'est une belle histoire, comme dirait Christian Jeanpierre au sujet de Mathieu Valbuena à la veille de l'épopée française en Afrique propre.

 

La comparaison n'est pas anodine. On a tous une petite idée de la fin des deux histoires. Elles sont pas très marrantes. J'ai même pas envie de faire une vanne. Juste envie de pointer l'attitude infecte de France Télévisions qui a ouvert un quota de salariés cancéreux visibles en faisant signer le double vainqueur du Tour de France, sous couvert de main tendue du service public à la France qui souffre. C'est pas comme si « commentater » n'exigeait pas de faire vibrer ses cordes vocales! C'est aussi absurde que de demander à un cul-de-jatte s'il veut être doublure jambe d'Éva Longoria. Le politiquement correct me fout plus la gerbe que de monter le Tourmalet en Škoda.

- Hé Ludwig van si tu m'entends, des types chez Universal te proposent d'enregistrer un live, t'en es?

 

Alors finalement, de masquer la misère d'un pays africain pour accueillir les télés du monde entier ou d'exposer un condamné à la télé française, quel est le plus politiquement correct? En gros la souffrance, soit on la cache parce que c'est dégueulasse et ça fait peur, soit on la met sur un piédestal parce que c'est beau, noble et courageux. Où se situe le seuil de tolérance pour passer d'un extrême à l'autre? Est-ce l'idée de lutter contre son destin qui fait passer la frontière? Ou est-ce plus subtil encore :

- Jeanjean, vous avez un truc à déclarer?

- Oui missieur, j'ai un sida, 7 enfants, 50 rand et j'aimerais être reconnu comme être humain

- Bien. Vous faites du vélo?

- ...

 

Putain, c'est quand même pas ça la question éliminatoire! Remarque, ça expliquerait pourquoi on ne voit que très rarement des reportages non condescendants sur le continent africain - documentaires animaliers avec voix off de Dussolier compris. Des décennies d'indifférence médiatique sous prétexte que les blacks sont des brêles à vélo. Mais attendez les mecs, c'est un sport de merde le vélo! Quand on y réfléchi bien, être le meilleur cycliste au monde revient à assumer l'énonciation de la déclarative suivante :

- Je suis le plus fort du monde sur véhicule terrestre constitué de deux roues alignées, actionnées par l'intermédiaire de mes pieds, avec lesquels il s'agit d'appuyer sur les pédales, reliées à un ou plusieurs engrenages au niveau du pédalier, ces derniers transmettant le mouvement, par le biais d'une chaîne fixée sur la roue arrière par un mécanisme à cliquet anti-retour, à un ou plusieurs engrenages fixés sur cette même roue.

Pointu, élitiste, absurde. C'est dingue ce que les blancs ont dû inventer pour être les meilleurs quelque part. Et ça l'Afrique Noire l'a bien compris : hypothéquant à l'occasion son monopole de la misère, elle nous en crédite royalement nos gueules dix fois plus sujettes aux mélanomes, chaque été sur les pistes d'athlé. Exceptée la perche évidemment, sport créé de toutes pièces et tout aussi vilain que le vélo, pour les mêmes raisons évidentes d'appellation pompeusement romancée de titre relativement mondial.

Les médias occidentaux ont d'ailleurs le bon goût de justifier la soumission du monde blanc au monde noir sur piste par des raisons génétiques et de fait, implicitement injustes. Pour preuve la page Wikipedia du 100 mètres récemment actualisée : Le Français Christophe Lemaitre est devenu le premier athlète d'origine génétique européenne à descendre sous les 10 secondes sur 100 mètres, avec un temps de 9 sec 98 le 9 juillet 2010 à Valence. Avant lui, 71 coureurs d'origine africaine avaient réussi cette performance, soulignant que l'influence génétique (notamment le rôle du gène (en)ACTN3 agissant sur les fibres musculaires rapides) peut agir au même titre que l'entraînement, le régime ou le comportement de l'athlète.

Si c'est pas une appellation pompeusement romancée de titre relativement mondial, je sais pas ce que c'est! Alors OK, on a pas le même génome, mais on a la même passion rassurez-moi?

 

Toute cette digression pour quoi au final? Pour dire que le traitement des effets de la misère connait des variations bien dichotomiques par les médias. « Digression », « Dichotomie » dans un même paragraphe, manque plus que « Dieudo » pour y donner du relief.

- Hé ça va, le cinéma s'y est mis, j'ai bien le droit de me lancer dans la 3D, non?

 

Suite à cela et à la lumière de mes récentes expériences professionnelles, je me sens obligé de vous faire part de ma rencontre avec le troisième âge, qui s'y connait dans le rayon de la misère, et pas en bout de gondole. Oui le troisème âge. Pas l'âge mûr des milfs et des cougars à piscine. Ici, ce sont chevreuils et sangliers empaillés qui sont busty. Les faciales, quant à elles, sont le fruit des cocktails collyre/Parkinson. Vous me direz, mais d'où tient-il ses infos? Il bosse dans un service de gérontologie? Faux.

- Je bosse chez Argel. Je livre des produits frais à des personnes pas fraîches : alors, passées les blagues sur Georges est frais/effraie et Georges Freche, il est bon de noter que la clientèle Argel est constituée majoritairement de personnes grabataires rêvant secrètement de se faire cryogéniser dans la chambre froide du Transporter VW qui les approvisionne mensuellement en moules marinières et autres andouillettes, matérialisant de facto leurs fantasmes d'appareils génitaux frais pour l'éternité et oubliant ainsi le goût rance de leurs « propres » organes jadis reproducteurs.

Les orientations et préoccupations de cet étrange public étant établies, avec un certain sens de la métaphore filée avouez-le, j'en viens au sujet même de l'article : les vieux.

 

- Ah, parlez-moi pas de vieillir Monsieur, me lancent-ils à longueur de journée.

- Mais j'essaie même pas de vous parler de quoi que ce soit, aimerais-je leur répondre, dans cinq minutes un ou une de vos semblables aura déjà trusté les persistances rétinienne et olfactive de votre décrépitude générées par notre entrevue. A quoi bon construire une relation quand vous et moi savons que je ne serai pas le seul à vous avoir oublié dans les cinq prochaines minutes. A l'odeur, j'ai presque envie de parier que vous-même vous êtes oublié avant leur terme. Je serai juste le dernier en date d'une longue liste comportant tous les membres de votre descendance qui vous laisse crever dans votre trou. Moi ce que je veux, c'est que vous signiez votre chèque rapidement car j'ai dans l'idée que travailler en apnée favorise la formation douloureuse d'acide lactique dans mes muscles. Inutile de vous poser l'équation bilan, la vue de vos replis cutanés disgracieux m'informent sur vos connaissances en fermentation.

 

Évidemment, rien ne se passe comme ça réellement. Je fais le gentil. Pour eux, je m'intéresse au temps qu'il a fait, qu'il fait et qu'il fera. Au temps que les paysans attendent pour pouvoir moissonner, au temps que les mémés espèrent pour le marché, au temps qui passe trop vite.

L'espace, tout comme le temps, a chez eux une définition bien relative :

- Vous avez d'autres livraisons dans le pays?

- Euh oui, je vais ensuite à Ruages et Monceaux-le-Comte.

- Non, je vous parle du pays...

- ...

 

Apparemment un pays, c'est pas plus de treize habitants. OK, ce sera noté. Et puisqu'on a ouvert la brèche d'une certaine zone géographique, parlons du fléau de ces pays : la consanguinité. Cliché rarement avancé dans les pages « bonheur véritable de tradition française » de la rédaction du treize heures de TF1, reconnaissez-le.

La consanguinité, c'est quand ton papa est dans la même école que toi et que c'est ta petite sœur de mère qui vous y emmène tous en Aixam. Le Morvan est certes un endroit reculé, mais les habitants y ont lancé depuis bien longtemps la mode des familles recomposées. Les mecs sont vachement en avance à certains égards. Quand ils auront Internet, Facebook devra s'adapter pour créer de nouveaux statuts genre : frère/sœur mais c'est compliqué...

 

Bref, à chaque jour sa leçon de vie. Consanguinité, cataracte, phlébite, impotence, VSL, tous ces termes qu'on emploie assez peu finalement dans nos cercles juvéniles et qui rythment le quotidien de milliers de Nivernais clients Argel.

 

Alors vous me ferez remarquer qu'au départ, je lançais cet article en avançant mon humeur bénigne.

- Qu'en est-il après toutes ces preuves criantes de misanthropie maladive? Où est cette envie de faire le bien autour de toi, Mathieu?

- Permets-moi de te dire que dans un premier temps, tu me tutoieras quand on l'aura décidé d'un commun accord. Et dans un second temps, sache que je parlerai de la vraie nature de mon humeur un autre jour. Avec Halle Berry. »

 

 

 

 

 

 

 

Par Hussard noir de la République
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 13:51

Sans titre 1

 

La légende dira qu'un jeune homme au teint pâle, en dépit de ses applications quotidiennes d'auto-bronzants Nickel, refusa le second supplice de la maternelle pour apprécier la fin de Lost dans des conditions normales de température et de pression. Elle se complaira d'ajouter qu'une milf au teint pâle, au crédit de trop fréquents bukkakes, se permit d'en faire un album de littérature jeunesse. Cycle 2, je crois. La pute.



Avec une démarche d'investigation digne des plus grands reportages de Tellement vrai sur NRJ12, son récit commence de manière crédible un mercredi, celui des journées fondamentales. Le concept novateur des contes illustrés racontés par Marlène Jobert sur K7 audio, avec jingle-qui-t'indique-quand-il-faut-tourner-la-page, ne l'ayant jamais réellement quitté depuis octobre 1992, elle entreprend de nous plonger dans ce mythe moderne, dont la portée touchera assurément petits et grands. A la maternelle, s'entend.



Insérer la K7.



Poupipoupipoupipou.

Voix de dominatrice partiellement tamisée par une double prise de Lexomil : A tous, bonjour... Votre présence me touche beaucoup. Du fond du cœur, merci. Je vais maintenant, avec votre accord, vous narrer l'histoire vraie de l'homme qui vivait dans deux réalités. La scène débute en salle 2, il fait chaud, les corps sont moites, ma crème de jour emprunte les canaux de ma ride du lion pour lustrer mon appendice nasal.



Poupipoupipoupipou.

Voix de dominatrice partiellement tamisée par une double prise de Lexomil imitant une voix de dominatrice partiellement tamisée par une triple prise de Lexomil :

"Prenez la position allongée, fermez les yeux et percevez le contact de chaque partie de votre corps avec le sol. Vos talons... Vos mollets... Vos fesses... Le haut de votre dos... Votre tête. Aurore, il serait judicieux de jouer de tes particularités physiques pour faire de même avec tes cuisses, ta chatte, tes lombaires et ta nuque.

Continuez de fermer les yeux et imaginez un endroit où vous êtes bien. Respire et déglutis Mathieu, l'IEN a annulé sa contre visite, détends-toi. Un fugace lever de soleil vient dorer l'épiderme de vos corps nus. Vos poils hirsutes et irrégulièrement répartis vacillent sous le souffle chaud de l'alizé marin. Vous pointez. Vos yeux sont toujours fermés. Je vous mate. J'ai chaud. Ma crème de jour poursuit sa course effrénée et ruisselle désormais dans mon réseau  jugulaire canyonistique."



Poupipoupipoupipou.

Voix de dominatrice :

"J'ai une putain d'envie de vous chevaucher les mecs. D'ailleurs cette séance de sophrologie n'avait pour but que d'activer ma dernière ovulation. Et là je crois qu'on y est. La toute dernière manifestation de mon patrimoine génétique me chatouille au fond à gauche. Vous ne pourrez pas la manquer. Mais avant de passer à l'acte proprement dit, si je puis employer cet adverbe compte tenu de l'odeur actuelle de ma crème de jour qui inonde ma cavité ombilicale, j'aimerais que l'on s'attarde sur les objets personnels que je vous ai demandé d'apporter. Nous sommes d'accord, votre objet est censé représenter ce qui vous est le plus cher. Je veux des pleurs, du sang et de l'urine. Je ne jouirai pas sans votre malheur. Mathieu, tu commences?"



Poupipoupipoupipou.

Voix de dominatrice tentant d'imiter le timbre charismatique de ma voix. Interprétation pénible :

"J'ai choisi d'apporter une image représentant le compteur présent dans la série Lost et qui symbolise pour moi le terme proche de la plus grande série de tous les temps, puisqu'elle s'achèvera dans trois semaines, durant mon stage groupé à la maternelle. Six ans que j'attends ça, et il faut que ça tombe pendant ce putain de stage de merde : gnnnnnn!" - la pute, elle me singe! -



Poupipoupipoupipou.

Voix de dominatrice voilée de fausse conscience journalistique : A ces mots, je réalisai que ce jeune homme, dont j'avais fixé quelques minutes auparavant non sans dégondage maxillaire le corps allongé sans nulle autre défense qu'une fermeture éclair, n'avait pas compris le but de l'exercice. Pourquoi ventrebleu n'avait-il pas souhaité présenter les trompes ligaturées de sa mère suite au résultat décevant de son accouchement ou le pyjama rayé et numéroté de son grand père? Merde, Lost! C'était donc ce qu'il avait de plus cher? L'absence totale de recul qui caractérisait ce malade mental gélifia littéralement ma crème de jour. L'énergie nécessaire à cette réaction chimique ainsi que son lieu provoqua chez moi l'irrépressible envie de me gratter et d'en garder sous l'ongle. M'en débarrassant d'une pichenette en direction des cendres du frère qu'Aurore n'a jamais eu, sais-tu si tu avais vécu ce que nous aurions fait ensemble, je feignis un sourire compatissant et proposai à un collègue de reprendre le cours normal de ma séance (cf fiche de prép "Shoah nanas").

« Vas-y Céline, chiale ta race, parle-moi de tournevis cruciforme et de biopsie. Oh volupté, dis-moi qu'il y a trois chromosomes 21 dans cette boîte de Petri. »

Mes attentes légitimes furent grassement comblées par les conduites typiques de nombre de PE2 : des flûtes taillées dans le tibia de l'être aimé, des seringues contaminées au foutre de bonobos séropositifs, des rediffusions de Vivement Dimanche, je me rappelle m'être évanouie avant d'avoir eu le temps d'épeler le mot ORGASME.



Poupipoupipoupipou.

Voix de dominatrice, épanouie : « Finalement, après toutes ces éjaculations de souffrances, je crois que je vais vous laisser vous retirer. Je suis comblée. Merci à tous. Et n'oubliez pas : votre peine est à jamais mon moteur. A l'occasion, faites-moi monter dans les tours, j'aime l'odeur de la gomme brulée et de l'huile de vidange. »



Poupipoupipoupipou.

Voix de pute : Le soir même, j'entrepris de me pencher sur le cas isolé du seul individu qui ne souffrait pas suffisamment dans cette promotion : Mathieu. Or, le Seigneur avait fort judicieusement voulu que son appartement fasse face à ma face de fesse qui s'affaisse : en effet, mon teint luisit lorsque je le vis pénétrer - vaillamment -  l'immeuble de l'autre côté de la terrasse du café où je feignais d'apprécier un Perrier bien trop fade. Tout en aspirant le jus de ma rondelle, je décidai de planquer. Je fis deux trous pour les yeux dans mon journal l'Humanité et observai sa sortie. Ici au bras d'un charmant mais inquiétant membre des triades chinoises. Au delà de la dangerosité affichée de sa compagne, je compris illico presto pourquoi Mathieu ne succomberait jamais à mon charme mature, limite granny. Pas de confessions sur l'oreiller au programme donc. Tout comme avec mon mari chaque soir, je dus user d'artifices et d'accessoires pour parvenir à mes fins plus ou moins avouées : par un procédé révolutionnaire dont je ne dévoilerai pas ici le secret, je réussis à me glisser dans l'appartement afin d'y déposer plusieurs microphones reliés par Wi-Fi à mon iPhone. J'allai enfin mettre à jour les desseins de cet homme insaisissable.

 

Poupipoupipoupipou. 

Voix de pute, rassurée : Dieu soit loué, il souffre. Pis bien. Mes relevés audio sont formels. C'est quand même un putain de menteur! Mais pourquoi ce con a-t-il voulu faire ce métier? Le mystère reste entier. On aura la réponse à la fin de la saison j'espère.

balise spoiler : c'était le meilleur moyen d'obtenir un salaire correct rapidement, sans trop d'effort et avec le respect de tous.

Finalement, c'est un PE2 comme les autres. Seulement a-t-il cru user de décence en ne nous dévoilant pas l'immense déception qui grandit en lui tout au long de cette année de formation. J'appris par la suite qu'une collègue haut placée lui avait obtenu des aveux lors d'un interrogatoire musclé...



Poupipoupipoupipou.

Voix délicate et inspirée, on a affaire à une doublure cascade : "Comme vous pouvez le constater, nous avons l'oeil sur vous depuis quelques temps M. Blondeau. Et nous avons l'impression que vous menez une double vie. Dans une de ces vies, vous êtes Mathieu B, professeur des écoles stagiaire pour un respectable pays islamophobe, vous avez un numéro de sécurité sociale, vous payez vos impôts et vous... proposez à votre logeuse de descendre ses poubelles. Mais vous avez une autre vie atypique : vous êtes le terroriste connu sous le nom de mangedespates, virtuellement coupable de tous les crimes idéologiques punis par la loi : le seul comique qui vous fait rire est infréquentable, vous suivez une série américaine où les noirs, les coréens et les handicapés sont morts dans d'atroces souffrances, vous conchiez les Enfoirés, BHL et Star six music. Mais une seule de ces vies a un avenir. L'autre n'en a aucun. Qu'il me soit permis de vous expliquer ce qui m'amène, M. Blondeau. Nous comptons sur vous pour nous fournir des renseignements. Nous savons qu'un individu a pris contact avec vous dans votre vie sentimentale, une déesse dont le pseudonyme est Didi. Peu importe ce que vous pensez savoir sur cette divinité. Cette muse est actuellement, pour les autorités, l'ennemi public à capturer mort ou vif. Mes collègues sont persuadés que je perds mon temps avec vous, mais moi je pense que vous saurez faire le bon choix. Nous sommes même disposés à effacer l'ardoise et à vous remettre en selle. Nous vous demandons seulement en échange votre coopération dans le but de traduire votre amoureuse en justice."



Poupipoupipoupipou.

Voix de fin de reportage condescendant : Le cul entre deux chaises, Mathieu dut choisir entre deux réalités. La réalité A lui assurait la stabilité permanente, une vie sociale inexistante et un final de Lost bâclé. La réalité B au contraire lui proposait l'instabilité temporaire, une vie sociale heureuse et un final de Lost jubilatoire.


A la veille du terrible stage maternelle, le jeune homme prit sa décision et mit le cap sur la réalité B. Et que s'appelerio Quezac. 

 

 

Poupipoupipoupipou.

Voix infecte d'une pédagogue opportuniste : Ainsi s'achève l'histoire vraie de l'homme qui vivait dans deux réalités. Mise en place d'un débat interprétatif (cf fiche de prep' "branlage de mouche")

 

 

Fin de la K7

 

Finalement, bien que superficielle et inexacte, cette légende aura pour mérite, outre le fait de tourner en dérision tous ces atermoiements - JLT's touch -,  d'annoncer le tournant d'une carrière, d'éviter autant que faire se peut les remarques désobligeantes et infondées sur un métier ingrat, exigent et injustement décrié, de rassurer sur la santé mentale du gestionnaire de ce blog et de préparer la France au clash du siècle :

Mathieu B. vs Education Nationale.

Qu'on se le dise, j'ai une putain de grosse cote.

 

Par Hussard noir de la République
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 14:37


Bien. Notez bien, car je ne me répèterai pas - j'espère tout de même que votre condition de Français moyen et un sursaut de politesse primaire vous permettront d'envisager l'utilité de me lire autant de fois que nécessaire afin de bien noter et ainsi d'accéder à la vérité.

Nan, je dis ça, mais c'est pour vous éviter au moins l'hypothétique seconde partie de mon besogneux sermont qui claquera immanquablement sur votre gueule de Français moyen si par malheur, la gorge aussi sèche que le nez qui coule d'un cycle 1, vous brandissez votre index interrogateur vers la platitude sinistre d'un plafond fissuré, tels des Faurisson* du monologue.
A cet égard, dois-je rappeller la maxime fondamentale sur le rôle des protagonistes d'un monologue? Merde! C'est une question rhétorique! Ne répondez pas! Laissez moi être transmissif, putain! (Private MGEN's subscriber's joke)

Bref, dans un monologue, quand il y en a un ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes.


Il me paraissait important de recontextualiser cette maxime, qui je crois, a fait débat récemment. En ce qui me concerne, les débats me donnent des haut-le-coeur et des sueurs froides. Alors déo sur les débats si je puis dire (RIP Raymond Devos).

Bref, pour revenir à mon envie initiale - et inaltérée car, David Pujadas, elle est inaltérable- de transmettre la vérité, et puisque je suis dans le lynchage même du débat, je poserai la question suivante - rhétorique, elle aussi, c'est la dernière fois que je préviens.

Peut-on débattre avec un Français moyen? (1)

Avant de répondre négativement à ma propre question, il me semble nécessaire d'identifier ce qu'est un Français moyen. En effet, je vous nomme ainsi depuis le début mais il eut été scientifiquement plus élégant de rappeler votre ensemble de définition avant de vous faire entrer dans la grande équation de la vie. C'était pourtant très simple, vous tenez dans l'ensemble suivant : R\{afghans}. Je vous place dans l'ensemble R car j'ai entendu dire que vous étiez très accrochés à vos racines, sans complexe aucun. La privation de l'ensemble "afghans" étant trivialement cautionnée par notre cher pays. Permettez moi de restreindre, par mesure de sécurité, mon lectorat :

Y a t-il des afghans dans l'assistance?
[...]
Bien! Qui ne dit mot consent.


...ou est un lévrier afghan, et du coup je suis baisé.
...ou a cru à tort que c'était encore une question rhétorique et de fait est un Français moyen.

Oui, le Français moyen est docile. Hypothèse importante dans l'élaboration de la réponse à la question (1). Je la mets de côté. Ce sera son plus grand point commun avec ma bite.

Rires, applaudissements, sifflets, orgasmes...

Ok, je vois que les fans de la première heure sont là!

Remarque : cette hypothèse ne sera jamais utilisée dans la démonstration, c'était  juste pour faire joli. Et encore un point commun!

Sans plus tarder, je réponds sans détour à (1) : on ne peut débattre avec les Français moyens.

Alors la vérité je vais vous la donner telle quelle et il n'y aura pas débat : j'ai rien branlé de mes vacances, pas une seule progression, trame de séquence, séance ou compétence visée... Et je trouve la brillante idée d'écrire cet article insipide à la place. This is it! Vous ne trouverez pas plus vrai.

Mais assez parlé de moi...


* contrefaçon de petit animal aimant mourir écrasé sur nos routes de campagnes





Par Hussard noir de la République
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 18:04



"Souffre! Prouve que tu étouffes" chantait jadis France Gall, tout en apprenant, le cul sur un dictionnaire, sa table de Mendeleiev. Quelle visionnaire que cette blondasse aux faux airs de Pierre Albaladejo! Quatre ans avant même ma naissance, soit en -4 si l'on en croit le calendrier sacré de cette secte bienveillante idolâtrant un gourou dégarni, la suceuse de sucettes, et à ses heures perdues, de baton de Berger, prophétisait mes états d'âmes de septembre 2009. Si, maman! Si!

Si je devais porter un métaregard sur ce premier paragraphe, je dirais que l'auteur de ces lignes se soulage péniblement contre autre chose qu'un mur Facebook après avoir rongé son frein toute la journée à l'IUFM. Qu'il s'estime heureux, il aurait pu le rompre.

N'est-il pas triste d'avoir à se mettre en abime soit même pour remédier au manque de commentaires abyssal de ce blog? Vous matez puis filez. Desproges lui-même vous aurait lancé : 
"Vous savez ce que vous êtes, tous, là ? Vous êtes des voyeurs, voilà, je l’ai dit, ça y est ! Et des voyeurs qui paient pour voir un exhibitionniste, eh bien, je vous le dis comme je le pense, c’est petit."
Certes, le fourbe ne savait pas que l'accès à mon talent serait un jour gratuit, mais inutile de rappeler qu'il ne peut y avoir qu'un seul prophète par décennie, voir schéma page 16.

En réalité, restez muets, car je dois vous avouer que je n'écris que pour me lire, me relire et me re-relire. Mon auteur préféré, c'est moi. Ne pouvant physiologiquement pas passer mes journées à baver devant Youporn, ma troisième passion s'impose alors d'elle même comme s'apparentant à de l'écriture narcissiquement onanique. La première étant le Keno.

Oui j'aime le Keno. Mais je ne peux plus jouer au Keno, ...

Oh c'est pas vrai, il remet ça! Mais qu'il est relou ce mec avec ses mots codés tous pourris, c'est bon, on a compris!  Redondance, redondance! T'espères quoi, au juste? Que ça lui ouvre les yeux sur ta connerie? Parce que là c'est gagné! Tu crois pas que tu lui facilites le choix plutôt?

Mais rien à voir, quoi!! Attends mec -je me permets de t'appeler "mec"-, c'est du passé, tout ça! Trop facile même. Regarde, sans les mains, t'as vu? C'est pas une rencontre maternée imprévue, un avatar animé déchirant où tu perçois presque le reflet de l'ennemi dans des yeux qui brillent, ou même une fin de conversation type Lost noir sur fond blanc attention j'te dis un truc à toi personnellement presque pas prochainement, qui vont me faire psychoter!

Ou alors je psychotais déjà avant.

« Vilain petit moucheron, pourquoi es-tu grognon ?
Dans la toile, emprisonné, bientôt tu seras mangé... »

Mais merde! C'est quoi ces gens qui écrivent en italique depuis tout à l'heure! Ils arrêtent pas de nous interrompre!

« Le Lac est bon, fraîche est son eau, c'est délicieux...
C'que nous voulons, c'est du poisson, fort bien goûteeeuuux !!! »

...

« Il nous l'a volée ! Stupide chapade jouffluuuu!! »


Par Hussard noir de la République
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